Le « relooking » de l’Education nationale à l’ère du Covid

La pandémie a fait subir aux systèmes éducatifs du monde entier un choc sans précédent, bouleversant la vie de la majorité des étudiants. Au Maroc, certains établissements ont pu tirer leur épingle du jeu, tandis que d’autres sont restés à la traine. Il faut donc en déduire les leçons qui s’imposent pour changer les choses.

A l’instar des pays du monde entier, le Maroc demeure sous l’emprise de la crise de Covid- 19, redoublée par bon nombre d’autres crises au niveau politique, économique, social et imposant une diminution de productivité et de performance de plusieurs secteurs de notre vie. L’éducation fait partie des secteurs les plus concernés par le chamboulement causé par la pandémie, dans la mesure où il concerne presque toute la population nationale et où il est le pourvoyeur par excellence de ressources humaines qualifiées et éduquées, au sens noble du terme.

Toutefois, la crise a également été un accélérateur efficace pour engager le processus de digitalisation et de basculement vers le E-learning surtout dans l’enseignement supérieur, qui se faisait attendre au Maroc depuis des années et qui était la grande victime de l’attentisme gouvernemental. En effet, l’étape que nous avons franchie au bout d’un an et demi de pandémie en matière de E-learning, nous n’aurions pas pu la franchir au bout de 5 ans dans des conditions normales.

Il reste, néanmoins, que malgré les avancées réalisées en la matière, le Maroc accuse toujours plusieurs lacunes l’empêchant d’assurer une éducation efficace aux Marocains, à commencer par le problème de de l’inégalité des chances, notamment dans les régions reculées. En effet, un large pan d’élèves et d’étudiants n’ont pas accès au matériel informatique et encore moins à l’internet. L’espoir était de débloquer un budget spécial pour l’équipement des élèves en tablettes afin de leur permettre de suivre l’enseignement à distance et de consulter le contenu numérique pédagogique.

A cela s’ajoute le déficit des ressources humaines qualifiées pour assurer une continuité pédagogique adéquate aux attentes des marocains et de la conjoncture de manière générale, sans oublier les ressources numériques produites dans l’urgence et qui ne pouvaient donc pas respecter les exigences de qualité requises. Prenant en compte les manquements précités, les résultats de l’enseignement à distance étaient prévisibles. Les enseignements à distance ont été loin de satisfaire le minimum requis sur le plan pédagogique, bien que des efforts louables aient été fournis par les responsables pour respecter au moins les critères basiques en termes organisationnel et technique.

Le secteur privé a tiré son épingle du jeu

Néanmoins, il faut dire que pas tous les étudiants ont souffert de la même manière des effets ravageurs de la pandémie. Doté de l’infrastructure et des compétences nécessaires, les établissements d’enseignement supérieur relevant du secteur privé ont pu tirer leur épingle du jeu, assurant une continuité pédagogique satisfaisante pour leurs étudiants.

Force est d’admettre que plusieurs universités et écoles privées étaient prêtes à affronter la pandémie et plusieurs de leurs élèves et enseignants possédaient les moyens de bord nécessaires tels que les tablettes ou les ordinateurs portables, leur facilitant ainsi le processus du E-learning. Il est vrai que les technologies ne sont pas une panacée, ces outils n’étant que des moyens qui ne remplaceront jamais le nécessaire lien élève-enseignant. Il n’empêche que cela illustre dramatiquement que, pour faire face à une situation inattendue comme le Covid-19, il faut une stratégie et planifier celle-ci longtemps à l’avance. C’est le défi à relever pour le prochain gouvernement qui aura pour principale mission la concrétisation de la vision du Nouveau Modèle de Développement.

 

" Il est vrai que les technologies ne sont pas une panacée, ces outils n’étant que des moyens qui ne remplaceront jamais le nécessaire lien élève-enseignant." 


Cela dit, la crise sanitaire a révélé que le système d’éducation public s’est éloigné de sa mission de base : donner accès à une éducation de qualité pour tous, partout sur le territoire, et ce sans égard aux conditions sociales des familles. Aujourd’hui, il appartient au politique d’en tirer des leçons pour changer les choses.

Source: lopinion.ma

Publié le : 19/09/2021

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