La réforme du système éducatif entame son premier pas

La réforme du système éducatif entame son premier pas

EDUCATION - Premier pas. La loi-cadre relative au système de l’éducation et de la formation entame son processus de mise en application. C’est ce que le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce dans un communiqué suite à la tenue, hier jeudi 3 octobre, du conseil de gouvernement.

Ce dernier a adopté, en effet, le projet de décret validant la création d’une commission nationale qui sera chargée, sous la supervision du chef du gouvernement, de suivre et d’accompagner la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique. Ses modalités de fonctionnement sont donc officiellement validées.

Ce projet de décret, rappelle la même source, s’inscrit dans le cadre de l’application des dispositions de l’article 57 de la loi-cadre et implique l’ensemble des départements ministériels. La commission devra mettre en place les mesures et les textes législatifs et organisationnels nécessaires à l’atteinte des objectifs fixées par la loi-cadre et les délais de leur réalisation.

Le projet de décret attribue le secrétariat permanent au ministère de l’Education nationale qui devra préparer et tenir des réunions régulières qui se tiendront chaque trimestre au moins et à chaque fois que cela s’avère nécessaire, précise le communiqué. Et d’ajouter que le ministère a établi, de son côté, un programme pour mener cette réforme qu’il présentera dans les plus brefs délais au conseil de gouvernement et à la commission nationale.

Si le gouvernement a décidé d’accélérer l’entrée en vigueur de cette loi-cadre, son processus d’examen et d’adoption au Parlement n’a pas été une mince affaire. Décriée par les militants de l’enseignement en langue arabe, cette loi a fait l’objet de toute une polémique autour de l’alternance des langues d’enseignement suscitant une crise au sein des partis de la majorité (première Chambre du Parlement).

Ce sont deux articles dans cette loi-cadre qui ont été critiqués: 2 et 31. Ils sont relatifs au processus linguistique permettant d’enseigner les matières scientifiques et techniques en langue étrangère, en l’occurrence, en français. “En adoptant ce processus, l’enseignement marchera en reculant”, avait déclaré Fouad Abou Ali, président de la Coalition nationale pour la langue arabe.

Pour les militants de l’enseignement de toutes les matières en langue arabe, l’argument principal reste l’article 5 de la constitution. Ce dernier stipule que “l’arabe demeure la langue officielle de l’Etat” et appelle à “une loi organique” qui “définit le processus de mise en oeuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle”.

Source: huffpostmaghreb.com

Publié le : 06/10/2019
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