Le discret accompagnement de la JICA

Près de 2 milliards de DH pour la construction de 120 collèges dans le monde rural

Pour faciliter l’accès à l’école aux enfants dans les zones reculées

Au menu également, des bourses et des projets de recherche scientifique

Le discret accompagnement de la JICA

Pour Hitoshi Tojima, Représentant résident de la JICA au Maroc, «en plus de l’équité dans l’accès à l’école, notre coopération vise à favoriser l’insertion des jeunes au marché de l’emploi» (Ph. NEA)

- L’Economiste: Quelle place est réservée à l’éducation dans le programme de coopération de la JICA au Maroc?
- Hitoshi Tojima:
Nous avons développé trois programmes phares pour l’éducation. Le premier a concerné la période 2004-2011 avec une enveloppe de près de 900 millions de DH. Ce projet portait sur le développement de l’enseignement secondaire collégial en milieu rural  à travers lequel nous avons pu construire 101 collèges au niveau de 4 académies régionales. Ce travail s’est poursuivi sur la période 2013-2016 et a porté cette fois-ci sur l’appui au secteur de l’éducation de base avec la mobilisation de prêts concessionnels pour un montant total d’environ 750 millions de DH. Ce budget a permis de financer la construction et l’équipement de 21 collèges avec internat en milieu rural. Un 3e programme axé sur l’assistance technique est en cours (jusqu’à fin 2018). Il mobilise 34 millions de DH pour l’amélioration des conditions d’accès et de la qualité dans l’enseignement primaire. Plusieurs experts japonais sont dépêchés pour assister les éducateurs marocains afin de renforcer leurs compétences. Face à ce succès, on examine actuellement avec les responsables marocains l’opportunité d’entamer une deuxième phase de ce programme.
- La coopération japonaise octroie-t-elle des bourses? Quelles sont les modalités?
- Nous avons lancé, en 2014, le programme ABE Initiative dédié aux pays africains. Des bourses sont accordées aux étudiants sélectionnés avec une prise en charge totale pour leur permettre de préparer un master dans l’une des universités japonaises avec des stages pratiques d’été et de fin d’études en entreprises japonaises. Pour le moment, 58 étudiants lauréats des facultés ou d’écoles d’ingénieurs marocaines ont bénéficié de ce programme. 49 autres sont toujours en formation au Japon et 9 d’entre eux ont obtenu leur master.

- Quel est le niveau des candidats marocains?
- Au cours de la sélection, nous avons relevé le bon niveau de formation des candidats marocains. En effet, lors des épreuves écrites de sélection, ils se sont classés en 3e position en anglais, alors que les 1.000 participants sont en provenance de 54 pays dont plusieurs  anglophones. Pour l’épreuve des mathématiques, ils ont occupé la première place. Ce qui a permis de dépasser le quota fixé au Maroc dans ce programme qui vise dans sa globalité la formation au Japon de 1.000 étudiants africains pendant 5 ans. Il faut signaler par ailleurs que près de la moitié des étudiants qui ont terminé leur formation ont été recrutés par des sociétés japonaises. En plus de ces programmes de coopération, il y a aussi l’envoi des enseignants volontaires japonais affectés dans des établissements scolaires primaires particulièrement dans le monde rural.

- Que propose la JICA pour le renforcement des compétences et la promotion de la recherche?
- Dans le cadre de notre programme de recherche Satreps, nous avons entamé, en 2016 au Maroc, un projet dédié à la valorisation des bio-ressources pour une durée de 5 ans avec l’implication de l’université japonaise Tsukuka et celle de Cadi Ayyad de Marrakech ainsi que l’IAV Hassan II à Rabat. Avec ce projet, on vise la valorisation par l’industrialisation des produits tels que l’argan, les olives et les plantes médicinales.
Dans le domaine de la formation professionnelle, nous venons d’entamer un projet de coopération avec l’OFPPT pour promouvoir la formation dans le secteur de l’automobile, particulièrement celui des voitures électriques. Cinq responsables de l’Office ont déjà été envoyés en mission au Japon, ce qui leur a permis de prendre contact avec un certain nombre de nos grandes entreprises dans ce domaine comme Nissan, Toyota… Nous souhaitons renforcer davantage cette coopération à l’avenir pour accompagner le développement de ce secteur au Maroc, ce qui va permettre la création d’emplois au profit des jeunes marocains.

Plus de 30 milliards de DH

La coopération maroco-japonaise remonte à près d’un demi-siècle. Elle a commencé par l’envoi des volontaires japonais en 1967 pour prendre par la suite d’autres formes de coopération. Depuis son installation au Maroc, la JICA a contribué au financement de 34 projets pour un montant global de plus de 2,6 milliards de dollars et d’une aide financière non remboursable de 345 millions de dollars, soit au total l’équivalent de près de 30 milliards de DH. Cette coopération concerne divers secteurs: infrastructures routières, eau potable, assainissement liquide et solide, éducation,  santé…

Source : leconomiste.com

Publié le : 19/10/2017
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