Formation d’ingénieurs: Le rush des écoles étrangères

 Formation d’ingénieurs: Le rush des écoles étrangères

Une offre qui s’élargit pour capter le maximum de business

Les soft-skills, l’argument de démarcation

Le Maroc souffre d’un déficit en ingénieurs. Les dernières statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur de 2014 ont recensé 4.931 ingénieurs par an toutes branches confondues. Parallèlement à cela, les investissements au Royaume ne cessent de croître dans des secteurs porteurs tels que l’automobile, le ferroviaire, l’aéronautique, l’IT et l’offshoring... 

C’est pour répondre à cette forte demande que Centrale Paris s’est installée à Casablanca, en 2015. «Accompagner le développement du Maroc et de l’Afrique, et répondre au besoin en profils d’ingénieurs, sont deux raisons qui ont motivé la création de Centrale Casablanca», explique Serge Delle-Vedove, directeur général adjoint de l’école. Implanté au cœur de la ville verte, Bouskoura, l’établissement propose une formation identique à celle enseignée en France.

«Nous sommes une école d’ingénieurs généraliste où les élèves suivent un cursus généraliste pendant deux ans et approfondissent un secteur d’activité et un métier en 3e année», précise Delle-Vedove. Les centraliens ont le choix entre deux filières porteuses, à savoir: génie industriel et énergie. Parallèlement, «deux autres filières dites -premier métier- sont proposées, il s’agit de celle du manager et celle de l’entrepreneur», poursuit-il. Ces dernières favorisent la découverte des grands métiers de production, de R&D, innovation, entrepreneuriat, et autres.

Centrale Paris n’est pas la seule à avoir choisi de créer un campus au Maroc. EIGSI la Rochelle (Ecole d’ingénieurs en génie des systèmes industriels) s’est positionnée sur le marché marocain bien avant, en 2006. Avec un modèle similaire à celui en France, EIGSI Casablanca offre une formation d’ingénieur généraliste également. «A partir de la 3e année, notre établissement propose des enseignements à dominante conception et industrialisation des systèmes mécaniques, énergie et environnement (axe bâtiment et axe transport), BTP, intégration des réseaux et des systèmes d’information, mécatronique et autres», indique Sylvain Orsat, directeur général du groupe EIGSI.  

Les formations généralistes permettent aux lauréats de ces deux écoles de s’insérer rapidement dans différents secteurs d’activité. Toutefois, certains secteurs recrutent plus que d’autres en ce moment du fait des récents investissements dans le pays. C’est le cas pour le secteur de l’aéronautique et plus globalement celui du transport. «Près de 30% des diplômés de la promotion 2016 ont choisi d’y faire carrière. Nos lauréats sont aussi très recherchés dans le secteur du ferroviaire», confie le directeur de l’EIGSI.

A compétences égales, ce ne sont plus seulement les hard skills qui sont recherchés chez les profils d’ingénieurs aujourd’hui. Le savoir-être des candidats est désormais ce qui fait la différence lors des entretiens. Dans un souci de répondre aux besoins urgents en ressources humaines qualifiées, Centrale Casablanca a mis en place des ateliers de développement personnel et de leadership. «Nous travaillons à développer l’autonomie de nos étudiants, ainsi que leur leadership, leur capacité d’innovation et d’entrepreneuriat», souligne Delle-Vedove.

L’école de la Rochelle mise, elle aussi, beaucoup sur les soft skills. «Notre modèle de formation est reconnu pour son exigence scientifique, son approche pluridisciplinaire et l’importance du savoir-être», explique Sylvain Orsat. «Nos étudiants sont accompagnés dans la construction de leur projet professionnel avec un coaching personnalisé, une mise en situation professionnelle…», ajoute-t-il. La transversalité de ses formations permet aux lauréats de se préparer à ce que sera leur quotidien en entreprise.

Français, là où le bât blesse

Ils sont super calés dans leur domaine mais les ingénieurs ont, pour la plupart, de grosses lacunes au niveau des langues, surtout le français. Très souvent relégué au second plan, le niveau des lauréats en langues constitue un véritable frein à leur insertion professionnelle. «Certains élèves, mais pas tous, (notamment les 30% d’élèves subsahariens), ont un niveau très faible en français à leur entrée à l’école», constate Serge Delle-Vedove, directeur général adjoint à l’école Centrale Casablanca. «Ils reçoivent à leur rentrée un enseignement spécifique de renforcement en français», indique-t-il. Même chose du côté de l’EIGSI. «Nous avons mis en place il y a plusieurs années des programmes de renforcement linguistique adaptés. Par ailleurs, les étudiants qui nous rejoignent doivent justifier d’un niveau B2 (intermédiaire avancé) en français», souligne Sylvain Orsat, directeur général de l’école.

Source : leconomiste 

Publié le : 27/04/2017
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